Afin de contribuer à une meilleure perception des risques et à une gestion de crise optimisée, il est important de sensibiliser la population et les usagers des cours d’eau aux aléas dus aux évènements pluvieux et aux crues torrentielles.
En dépit de la multiplication à l’échelon régional d’évènements catastrophiques récents largement relayés par les médias, la population manque encore de bons réflexes (perte de la mémoire collective, nouveaux arrivants ou population saisonnière).
Il est pourtant indispensable de développer cette culture pour éviter les comportements à risques.
En 2024, pour les 30 ans de la crue de 1994, une étude ethnologique et historique a été menée sur le bassin versant du Verdon pour retrouver la mémoire de l’évènement et entretenir la culture du risque.
La synthèse de cette étude a fait l’objet d’une publication.
La crue du 5 et 6 novembre 1994, c’est la crue de référence sur le bassin versant du Verdon.
Cette crue relativement récente a marqué les esprits par son ampleur.
C’est aussi la première crue d’importance éprouvée par les barrages EDF.


Une crue de référence est très importante quand on parle de risque inondation, c’est elle qui permet de caler les modèles hydrauliques, à l’origine des analyses et de la conception des ouvrages de protection notamment.
La crue de référence c’est aussi un langage commun avec les habitants qui ont connu la crue, ou ceux qui se la sont vue raconter, une base de connaissance sur un évènement qui peut arriver de nouveau.
En matière d’amélioration de la connaissance et de sensibilisation au risque inondation, au PAPI Verdon (Programme d’Action pour la Prévention des Inondations) sont également prévus :
- des interventions dans les écoles et collèges autour de la sensibilisation au risque inondation,
- la pose de repères de crues,
- une étude hydraulique et géomorphologique pour homogénéiser la connaissance des zones à risque à l’échelle du bassin versant.