Assainissement

Sur le bassin du Verdon, les rejets sont essentiellement liés à l’assainissement.

L’amélioration et la préservation de la qualité de l’eau du Verdon est un enjeu très fort pour toute la région, qui a justifié que le SAGE fixe des objectifs de rejet ambitieux, et qu’une solidarité financière aval-amont se mette en place grâce à une convention de partenariat avec la Société du canal de Provence (SCP), pour aider la mise aux normes des stations d’épuration.

Les stations d’épuration

Une étude réalisée dans le cadre de l’élaboration du SAGE Verdon en 2008 avait permis d’identifier sur le bassin versant 116 systèmes d’assainissement collectif, représentant une capacité de 129 000 équivalents habitants (EH) (72 systèmes collectifs domestiques, 44 campings publics ou privés).
Cette étude avait permis d’identifier les 40 systèmes d’assainissement qui, de par leur niveau de fonctionnement et leur impact sur les milieux récepteurs, constituaient en 2008 une priorité à l’échelle du bassin versant.

Un important programme d’amélioration de l’assainissement a été mené depuis dans le cadre des contrats rivière, et se poursuit.
Entre 2008 et 2025, 45 stations d’épuration ont été refaites ou améliorées.
Sur les 40 systèmes prioritaires, 21 ont été refaits, 2 sont en cours et 7 prévus prochainement, soit 30 systèmes améliorés.

Le SAGE Verdon

Le SAGE Verdon, approuvé en 2014, a fixé des objectifs de rejet plus ambitieux que la réglementation concernant certains paramètres, afin de préserver durablement la qualité de l’eau.
Il demande le très bon état des masses d’eau pour la matière organique et l’azote, il fixe un niveau de qualité sanitaire à atteindre sur les zones de fréquentation, il impose un traitement du phosphore pour les grosses stations dans l’objectif de limiter le développement des herbiers dans les retenues du bas Verdon.

La solidarité aval-amont

La ressource en eau mobilisée par la SCP sur le Verdon est de très grande qualité, ce qui permet sa distribution avec des traitements de potabilisation relativement simples et peu coûteux.
Les villes bénéficiant de cette ressource ont donc un intérêt manifeste à la préservation de cette qualité intrinsèque.

Les collectivités du bassin versant du Verdon sont de petites collectivités, avec peu de moyens, et elles doivent mettre en place des équipements d’assainissement très coûteux en lien avec les fortes variations de population (stations d’épuration de grande capacité par rapport à la population permanente).
Il était donc important qu’une solidarité aval – amont, des usagers de l’eau vers les gestionnaires de la ressource, se mette en œuvre en retour.
C’est chose faite depuis 2008, avec la signature d’une convention avec la Société du canal de Provence.
Cette convention, permet notamment à la SCP de participer au financement des stations d’épuration, à hauteur de 350 000 €/an.