L’état chimique des eaux souterraines

Les masses d’eau souterraines sont plus mal connues et suivies que les masses d’eau superficielles. Le bassin versant du Verdon est marqué par la pollution importante de la masse d’eau souterraine du plateau de Valensole.

Vasque de fontaine ©JP Gallet

9 grandes masses d’eau souterraines sont identifiées par le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion de l’Eau du bassin Rhône-Méditerranée) sur le bassin versant du Verdon.

Toutes ces masses d’eau sont en bon état chimique et quantitatif, hormis la masse d’eau « conglomérats du plateau de Valensole », qui est en état chimique médiocre en lien avec une pollution aux nitrates et aux pesticides.
Le plateau de Valensole est d’ailleurs classé zone vulnérable nitrates. La principale substance incriminée est le 2.6-dichlorobenzamide (ou BAM), produit de dégradation d’herbicides anciennement utilisés sur le lavandin (herbicides interdits depuis 2001 à 2009).

Cette contamination a abouti au classement en « captages prioritaires » de 5 captages du plateau de Valensole (source Michel à Roumoules, puits de l’Auvestre à Riez, Forage Pont des Truffes -ou forage de l’Auvestre- à Puimoisson, forage de Riailles à Roumoules, source de la Bouscole à Gréoux-les-Bains).

Restaurer la qualité des eaux brutes des captages prioritaires est une priorité nationale pour assurer une eau potable de qualité et limiter au maximum le recours au traitement avant distribution de l’eau.
Ces captages sont en cours de reconquête.
Un programme d’actions a été validé et des changements de pratiques sont en cours afin de limiter les pollutions et améliorer à plus ou moins long terme la qualité des eaux.

Insérer carte des masses d’eau souterraines du bv avec état chimique, cause de la dégradation  et captages prioritaires

D’autres masses d’eau souterraines moins étendues ne sont pas suivies dans le cadre du SDAGE mais parfois par certaines collectivités qui les exploitent pour l’eau potable (nappes d’accompagnement des cours d’eau par exemple).